Que d'incompréhensions, de
la part de chrétiens sincères, sur les dessins de Dieu
pour Israël ! Je ne crois pas que ces malentendus soient d'origine
purement naturelle. Je crois qu'une force spirituelle intervient pour
les susciter. Satan s'active à maintenir les enfants de Dieu
dans l'ignorance de Ses desseins envers Israël, car nous avons
un rôle à jouer dans ce dessein. Voilà pourquoi
Satan cherche à nous empêcher de le comprendre, et par
conséquent d'être qualifiés pour jouer notre rôle
dans ce que Dieu est en train de faire.

La mer morte depuis En Guédi,
au fonds, la Jordanie. (juillet 2003)
Je voudrais insister
sur deux questions souvent abordées à propos des desseins
de Dieu pour Israël. La première est la suivante : A qui
appartient le pays ?
De nonbreux chrétiens
sincères vous diront que le rétablissement d'Israël
dans son pays comporte une part d'injustice. Certes, je dois reconnaître
qu'il s'est accompagné de très grandes souffrances pour
de nombreuses personnes d'origines diverses. Je crois être en
mesure d'en juger parce que ma première femme et moi-même
vivions à Jérusalem avec nos filles adoptives au moment
de la création de l'Etat d'Israël. A deux reprises en
quelques mois, avec toute notre famille, nous avons du quitter notre
maison au milieu de la nuit et nous enfuir, sans rien emporter d'autre
que ce que nous pouvions porter de nos mains, parce que nos vies étaient
menacées. La première fois, la Légion Arabe,
qui était l'armée jordanienne officielle et, en principe,
l'une des forces desécurité de Jérusalem à
l'époque, avait projeté d'attaquer notre maison et probablement
d'assassiner nos filles juives vers minuit. Nous sommes sortis de
la maison vers 21 heures, et ne l'avons plus jamais revue.
J'admets donc volontiers
que le rétablissement d'Israël s'est accompagné
de souffrances, mais que Dieu soit capable d'injustice, ça,
je ne l'admettrai pas. Dieu est bien plus juste que nous. Le vrai
problème, je le crois, est celui de la souveraineté
de Dieu. Dieu a-t-Il le droit d'attribuer certaines parties de la
surface de la terre à certains groupe de population ? Pour
répondre à cette question, je ne veux pas recourir à
quelque théorie de mon cru, je veux regarder aux Ecritures.
Voyons ce que Dieu a à dire sur la propriété
du pays. Voyons d'abord ce que dit l'Ecriture au sujet de la terre
entière : "La terre est à
l'Eternel et tout ce qu'elle contient, ainsi que le monde et ceux
qui l'habitent." (Psaume 24/1)
Dieu
répète à plusieurs reprises qu'Israël est
Son pays. Il l'appelle très clairement "Mon pays".
Au-dessus de tous les territoires de la terre, Dieu s'est réservé
d'une manière particulière cette petite bande de terre
qu'est Israël pour l'accomplissement de Ses desseins souverains.
Voici l'avertissement qu'Il donne en Ezéchiel à l'envahisseur
venant du Nord : "Dans les derniers
jours, en effet, je te ferai marcher contre Mon pays. afin que les
nations apprennent à Me connaître quand Je serai sanctifié
par toi sous leurs yeux, O Gog !" (Ez. 38/16)
Dieu
déclare encore par la bouche du prophète Joël :
"Je rassemblerai toutes les nations,
et je les ferai descendre dans la vallée de Josaphat; là,
j'entrerai en jugement avec elles au sujet de mon peuple, d'Israël,
mon héritage, qu'elles ont dispersé parmi les nations,
et au sujet de mon pays qu'elles se sont partagé"
(Joël 3/2). Dieu
n'a pas oublié que le pays d'Israël a été
partagé par les dirigeants et les royaumes des nations.Dieu
utilise le pronom possessif "Mon" en liaison avec deus entités
différentes: "Mon" peuple Israël et Mon"
pays. Dans les deux cas, il s'identifie Lui-même à eux
d'une manière particulière.

Le mont Hermon (Avril 2003)
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Les falaises de Rosh
HaNicra (frontière libanaise)
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Après
avoir vu que c'est le pays de Dieu,nous devons encore reconnaître
que Dieu a donné ce pays d'une manière claire et irrévocable
à Abraham, Isaac et Jacob et à leurs descendants pour
toujours. Dans le livre de la Genèse, il dit à Abraham:
"J'établirai Mon alliance avec toi, et avec ta postérité
après toi, d'âge en âge; ce sera une alliance perpétuelle,
en sorte que je serai Ton Dieu et celui de ta postérité
après toi. Je te donnerai le pays où tu séjourne
en étranger, et après toi, je le donnerai à tes
descendants. Tout le pays de Canaan sera en ta possession, à
perpétuité; et Je serai votre Dieu" (Genèse
17/7-8)
Dieu promet de donner
tout le pays à Abraham et à ses descendants en possession
pour toujours.Ceci est établi dans une alliance de Dieu, st
Dieu déclare dans le Psaume 89, verset 34, qu'il ne violera
pas Son alliance.
Ultérieurement,
Il dit à Isaac: "Séjourne
dans ce pays-ci, je serai avec toi, et je te bénirai, car je
donnerai toutes ces contrées à toi et à ta postérité,
et je tiendrai le serment que j'ai fait à Abraham ton père.
Je multiplierai ta postérité comme les étoiles
du ciel; je donnerai à ta postérité toutes ces
contrées, et toutes les nations seront bénies en ta
postérité". (Genèse 26/3-4)
Par la suite, Dieu
étend à Jacob cette même promesse: "Je
te donnerai le pays que j'ai donné à Abraham et à
Isaac, et je donnerai ce pays à ta postérité
après toi". (Genèse 35/12)
Remarquez bien que
cette promesse se transmetdans une lignée particulière
et précise: d'Abraham à Isaac, puis à Jacob et
à ses descendants. Dans le Psaume 105, le psalmiste utilise
les termes suivantspour décrire l'étendue de l'engagement
pris par Dieu sur ce point: alliance, parole, promesse, serment, loi
et alliance éternelle. aucun langage utilisé dans la
Bible ne saurait insister plus fortement sur l'engagement pris par
Dieu. "C'est lui, l'Eternel, qui est
notre Dieu; ses jugements s'exercent sur toute la terre. Il se souvient
à jamais de son alliance, de la parole qu'il a donnée
pour mille générations, dela promesse qu'il a faite
à Abraham, du serment qu'il a fait à Isaac, et qu'il
a confirmé à Jacob par une loi, à Israël
comme une alliance éternelle, en disant: Je te donnerai le
pays de Canaan; c'est là votre part d'héritage".
(Ps 105/7-11)
Si nous croyons que
la Bible est la Parole de Dieu, il ne peut exister aucun doute quant
au dessein de Dieu sur ce pays. En outre, rien n'a changé dans
les desseins de Dieu depuis qu'ils ont été exprimés
jusqu'au temps du rétablissement d'Israël prédit
par Jérémie: "Ecris dans
un livre toutes les paroles que je t'ai dites. Voici, les jours viennent,
dit l'Eternel, o`je ramènerai les captifs de Mon peuple d'Israël
et de Juda, dit l'Eternel; je les ramènerai dans le pays que
j'ai donné à leurs pères, et ils le possèderont"
(Jé. 30/2-3). Je n'arrive vraiment pas à
comprendre que l'on puisse se poser la moindre question sur la signification
de ces paroles. Il n'existe qu'un endroit au monde qui puisse répondre
à cette description: "le pays que j'ai donné à
leurs pères et ils le possèderont", c'est la pays
qui aujourd'hui s'appelle à nouveau "Israël".
Dieu seul a le droit de décider à qui appartient le
pays, et Sa décision reste inchangée. Elle n'est pas
modifiée par les événements fluctuants de l'Histoire.
Ceci est clairement précisé dans ces paroles d'Ezéchiel:
"Fils d'homme, quand les enfants d'Israël
habitaient dans leur pays, ils l'ont souillé par leur conduite
et par leurs actes...Je les ai dispersés parmi les nations
et ils ont été disséminés en divers pays....
Je vous recueillerai du sein des nations; je vous rassemblerai de
tous les pays et je vous ramènerai dans votre pays" (Ez.
36/16, 19, 24).
C'était leur
pays quand ils l'ont souillé, et quand Dieu les ramène,
Il dit que c'est dans leur pays. La propriété de ce
pays, décidée par Dieu, n'a pas changé au cours
des siècles. Le prophète Amos utilise exactement le
même langage: "Je ramèmerai
les captifs de mon peuple d'Israël; ils rebâtiront les
villes dévastées et les habiteront, ils planteront des
vignes et en boiront le vin, ils établiront des jardins et
en mangeront les fruits. Je les planterai dans leur pays, et ils ne
seront plus arrachés du pays que je leur ai donné".
(Amos 9/14-15)
Dieu sort de sa manière
de faire habituelle pour exclure toute possibilité de doute
quant à ceux qu'Il considère comme lespropriétaires
du pays selon les Ecritures. Cette décisionrelative à
la propriété ultime du pays remonte aux origines de
l'humanité: "Quand le Très-haut
donna un héritage aux nations, quand il sépara les enfants
des hommes, il fixa les limites des peuples d'après le nombre
des enfants d'Israël". (Deutéronome 32/8)
Lorsque Dieu a attribué à
toutes les nations les régions où elles devraient vivre,
les pays où elles devraient habiter, Il s'est fondé
pour déterminer leurs limites, sur le nombre des enfants d'Israël
et sur le lieu qu'Il leur avait assigné. En d'autres termes,
l'emplacement de toutes les autres nations dépend en un certain
sens de l'emplacement d'Israël, et s'y rapporte. Comme l'apôtre
Paul l'expliqua aux Athéniens: "Il
a fait naître d'un seul homme tous les peuples répartis
sur la surface de la terre, a délimité à l'avance
leur durée ainsi que leurs domaines" (Actes 17/26). Sur
ce point, Dieu n'a pas laissé à l'homme le choix de
décider quoi que ce soit. Il a déterminé à
quel endroit chaque nation devrait vivre en fonction de l'emplacement
qu'Il avait assigné à Israël. Autrement dit, les
nations sont dans certain sens toutes situées en référence
à Israël. Bien entendu, cela ne convient pas toujours
aux autres nations. Lorsqu'Israël n'est pas à sa place,
dans une mesure, les autres nations ne le sont pas non plus. Il est
dans l'intérêt ultime de toutes les nations qu'Israël
soit à sa place. Dieu a tout agencé de telle manière
qu'aucune autre nation ne puisse pleinement trouver ce qui luiest
destiné tant qu'Israël ne l'aura pas non plus trouvé.
C'est pourquoi il
est si important pour vous et pour moi, qui ne sommes pas Israélites,
qu'Israël obtienne son héritage. Finalement, c'est la
juste position d'Israël là où il doit être
qui déterminera l'héritage de toutes les autres nations.
C'est l'une des raisons pour lesquelles nous devons prier pour la
paix de Jérusalem, car jamais le reste du monde ne connaîtra
la paix tant que Jérusalem ne sera pas en paix. Nous devons
tout notre héritage spirituelle à une seule petite nation:
Israël. C'est un fait indiscutable. Si Israël n'avait pas
existé, ol n'y aurait eu ni patriarches, ni prophètes
ni apôtres, pas de Bible, et surtout, pas de Sauveur. Et sans
eux, quel héritage spirituel serait celui de n'importe quelle
autre nation ? Absolument aucun ! Nous avons tous une dette envers
le peuple juif. Dieu dit que nous aurons desmoyens pour rembourser
cette dette. Je suis personnellement convaincu que Dieu n'enlèvera
pas l'Eglise tant qu'elle n'aura pas au moins reconnu sa dette envers
Israël et commencé concrètement à la lui
rembourser.
Certains chrétiens
affirment que l'Eglise a remplacé Israël et que par conséquent
les promesses de Dieu s'appliquent désormais à l'Eglise
et non plus à Israël. Mais cette théorie est en
contradiction avecla manière dont le Nouveau Testament utilise
le terme d'"Israël". "Israël" ou les
"israélites"sont des termes employés environ
75 fois dans le Nouveau Testament. dans au moins 70 cas, le nom d'"Israël"
est utilisé exactement de la même manière qu'il
l'était dans l'Acien Testament.
Il existe peut-être
4 versets où l'apôtre Paul utilise le terme d'"Israël"
dans un sens spécial et limité, pour parler exclusivement
des Israélites qui ont été plus loin dans la
foi de leur ancêtre Abraham et qui de ce fait ont reconnu en
Jésus leur Messie (cf Ro.9/6-8). Mais pas une seule fois dans
le Nouveau Testament "Israël" n'est mentionné
pour parler de croyants qui ne sont pas d'origine israélite.
"Israël" n'est jamais utilisé comme synonyme
de l'Eglise dans son ensemble. En Romains 11/25-26, Paul résume
en une phrase son analyse des relations entre Israël et les Gentils:
"Une partie d'Israël est tombée
dans l'endurcissement jusqu'à ce que la totalité des
païens soit entrée. Et ainsi, tout Israël sera sauvé."
Tel est le point culminant
du plan divin auquel tous les croyants juifs et non juifs devraient
collaborer et pour lequel ils devraient prier ensemble.
Derek Prince
(photos, Claude, Jérusalem avril
et juillet 2003)
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