Assurance tous risques.
 

Au chapitre 10 de l’épître aux Hébreux, il est écrit :« …ainsi donc, frères, nous avons l’assurance d’un libre accès au sanctuaire par le Sang de Jésus, accès que Jésus a inauguré POUR NOUS (c’est aux Hébreux, en premier lieu, qu’est envoyée la lettre) comme un chemin nouveau et vivant, au travers du voile, c’est à dire Sa chair… »Dans la Parole de Dieu il y a voile…et voile.

Celui-ci est le rideau du Temple, qui séparait le lieu saint du Lieu très saint… qui, par la puissance divine de la mort du Fils de Dieu sur la Croix de Golgotha, se déchira du haut en bas…

Puis il y a le voile que Moïse mettait sur son visage lorsqu’il redescendait du Sinaï, tellement son face à face avec l’Éternel l’avait visiblement transfiguré.La seconde épître aux Corinthiens nous dit, au sujet du peuple élu, choisi par l’Éternel pour manifester ses projets de salut pour le monde entier :« …jusqu’à ce jour, quand on lit Moïse, il y a un voile sur leur cœur… »

Et ce contre quoi ils se sont achoppés, c’est cet autre « voile » : la chair de Jésus de Nazareth…

Leur Messie devait venir du ciel…Ils refusaient cet homme sans formation, ce traître à tous les articles de « leur » loi…Or l’Éternel avait décrété –cela est rapporté dans le Lévitique- que « sans effusion de sang, il n’y a pas de pardon », et Jésus précisa :« si vous ne buvez le Sang du Fils de l’homme, vous n’avez pas la VIE en vous… »

Il fallait donc que le Fils de Dieu soit aussi « fils de l’homme », être chair, pour avoir du sang à offrir. Car dans le Lévitique encore, on lit :« La vie de la chair est dans le sang. Je vous l’ai donné sur l’autel, afin qu’il serve d’expiation pour votre vie, car c’est par la vie que le sang fait l’expiation. »

Que la Toute-puissance de Dieu seule puisse ôter le voile du doute et illuminer ces vérités ne nous surprend pas…Ce qui surprend, par contre, c’est que, malgré les appels à« Consolez, consolez Mon peuple… » et à « prier pour la paix de Jérusalem sans prendre aucun repos, ni laisser au Seigneur aucun repos… », l’Eglise, durant presque 2000 ans, ait si peu obéi à ces ordres de Dieu, ni capté l’intensité de Son amour pour Son peuple, et l’intensité de Sa douleur…

Cela devrait nous jeter à genoux, en pleurant sur nos manques graves, et sur ce « frère aîné », Israël, qui, aujourd’hui plus que jamais, a besoin d’être porté sans répit jusqu’au Trône de la Grâce du Père. 


Renée Burnand (Lausanne, février 2001)

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