Enseignement
efficace
L'enseignement, pour être efficace, doit être pénétré
du caractère de l'évangile. Celui de la deuxième
épître aux Corinthiens -la nouvelle alliance et la réconciliation-
se lie à l'évangile, mais c'est l'évangile dont
les saints ont besoin pour être fortifiés en vue de soutenir
ce qui est digne de Dieu en témoignage et de maintenir le caractère
du temple. Paul dit aux Corinthiens, dans sa première épître,
qu'ils étaient le temple de Dieu, et que le temple ne devait
pas être souillé par des pensées humaines. Cela
touche aux Personnes divines. Le prédicateur doit savoir non
seulement vers qui il va, -de misérables pécheurs dans
le besoin-, mais de qui il vient, -du Dieu bienheureux-. L'évangile
touche Son Fils et ne doit jamais rester à l'arrière plan.
Quand on demanda à J.N. Darby s'il ne trouvait pas nécessaire
de revenir aux premiers éléments, il répondit :
"Non, je ne les quitte jamais".
Il est aussi important que nous ayons cet élément d'autorité
que le Seigneur veut maintenir. Rien n'est plus nécessaire que
l'autorité. La faiblesse générale découle
du fait que l'on a si peu le sens de l'autorité divine. L'iniquité
résulte de la mise de côté de la pensée de
l'autorité. Le Seigneur voudrait nous impressionner dans Son
temple par l'existence de l'autorité ; mais elle existe ici dans
l'humilité. Lui, le Seigneur, était ici-bas le Roi humble,
qui ne s'affirmait pas en faisant tout fléchir devant Lui ; cependant
il y avait de l'autorité. Sacrificateurs, scribes et anciens
le sentirent car ils dirent : "Qui est celui qui t'a donné
cette autorité ?" Ils confessaient que l'autorité
était là. Elle ne s'affirmait pas mais se faisait sentir.
Pierre dit : "Si quelqu'un parle, qu'il le fasse comme oracle de
Dieu" (1Pierre 4/11). Ceux qui n'ont pas égard à
l'autorité sont manifestement des iniques. Cette autorité
ne se soumettait pas à l'interrogatoire des hommes. Seules, de
bonnes conditions morales étaient reconnues par elle -conditions
entièrement inexistantes chez ces gens là. Ils ne s'étaient
jamais repentis, jamais soumis eux-mêmes au caractère pénétrant
de l'enseignement de Jean. Le Seigneur ne voulait pas un instant paraître
à la barre de leur tribunal.
Des choses supposées, des pensées d'hommes, tel est le
caractère de plus en plus marqué de l'enseignement religieux
; mais cela n'est pas la pensée de Dieu. Si nous venons au temple
nous avons la pensée de Dieu et, en conséquence, les choses
sont empreintes d'autorité. On ne peut les contester ou les contredire.
Il faut y obéir. "Si quelqu'un pense être prophète
ou spirituel, qu'il reconnaisse que les choses que je vous écris
sont le commandement du Seigneur". Ce qui est dit ou fait, avec
l'autorité divine demeure, Cela peut être méprisé
ou traité à la légère, mais cela demeure.
Je ne voudrais pas chercher à dire ou à faire quoi que
ce soit réputé permanent dans l'univers de l'homme. Mais
il est précieux d'être capable de dire ou de faire ce qui
demeure dans l'univers moral, ce qui ne disparaîtra jamais. Il
s'agit d'une autorité empreinte de douceur et de débonnaireté.
Paul exhortait les Corinthiens "par la douceur et la débonnaireté
du Christ" (2 Cor 10/1). Quant à lui, il était prêt
à prendre la dernière place dans le service, allant même
jusqu'à se mettre aux pieds des saints, mais il n'oubliait jamais
qu'il avait de l'autorité.
Il n'y a point de temple dans la cité en Apocalypse 21, car la
cité elle-même a le caractère de temple. Il n'est
plus question d'un sanctuaire particulier placé dans la cité
mais la lumière de Dieu et de l'Agneau la pénètre
toute. Le vainqueur à Philadelphie sera une colonne dans le temple
et il ne sortira plus jamais de la sphère caractérisée
par la pensée de Dieu. En Ephésiens 2 il est dit que nous
croissons pour être un temple saint dans le Seigneur. C'est ce
que Dieu fait actuellement, ce qui montre que nous n'avons pas encore
atteint le résultat final. Quand le temple sera terminé,
alors, ce sera le cas. On verra l'achèvement des plans de Dieu.
Il nous faut considérer la pensée de Dieu aussi bien que
Son coeur. Elle a le dessus sur celle de l'homme. Dans le temple nous
sommes en dehors des idées humaines, et nous avons celles de
Dieu. Paul dit aux Corinthiens qu'ils sont le temple de Dieu. Il parle
d'eux comme étant un sanctuaire -mot qui implique l'intimité
et la sainteté qui marquent les saints selon la pensée
de Dieu.
C. A. C. (Esquisse de Luc)
Retour Sommaire